Mon Parfum insolent de BYREDO

 

Est-ce prétentieux, vaniteux ou que sais-je d’avoir un parfum et de le personnaliser à son prénom ?

Mon avis, je ne pense pas, j’aime jouer avec l’insolence sous mes airs de petite fille sage.

Sophie c’est bien Sagesse en grec non ? Pour tout vous dire, son jus ne m’emporte pas au 7ème ciel, il est agréable mais pas de coup de coeur inter galactique comme je peux avoir pour certains flacons.

Mais, ce n’est pas important, j’ai comme une certaine fierté de le voir trôner sur ma bibliothèque à parfum, tel un trophée remporté .

Pour fêter ses 10 ans BYREDO imagine une fragrance sans nom « Unnamed » aux notes épicées et fruitées, avec la possibilité de le personnaliser. Vous recevez une petite pochette de stickers et vous choisissez le nom que vous souhaitez lui attribuer. J’ai su tout de suite que ce parfum porterait mon prénom.

 

 

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☞  Vrai défi quand on sait que, souvent, le nom présage un sillage.

Alors, peut-être que le fait de l’avoir appelé SOPHIE, le rend doux, simple, pas excessif, tout en discrétion.

 

On comprend mieux à la lecture de l’express de 2016.

« Cette saison, les parfumeurs font faire des vocalises aux pétales réputés muets, tandis que la rose, reine des fleurs, révèle des facettes encore inconnues. Plongée dans ces exercices de style qui donnent le pouvoir à l’imagination. Muet comme une carpe… ou comme un muguet, une violette, ou un oeillet, pourrait-on ajouter.
Apparu au XVIIIe siècle en parfumerie, cet adjectif qualifie les pétales trop fragiles pour être distillés, et dont on ne peut par conséquent rien extraire d’odorant.
Tout l’art consiste alors à associer entre elles d’autres molécules de la palette, à la façon d’un puzzle olfactif, afin de mimer à s’y méprendre la senteur en pleine nature.
Toujours dans le registre des fleurs muettes, citons aussi la violette, dont seules les feuilles rendent une note verte à la distillation. Associées à de l’iris, celles-ci formaient l’accord majeur des parfums dénommés Violette, véritables parangons du sent-bon convenable prisé par la bourgeoisie du XIXe siècle.
« N’oublions pas que, dans le langage des fleurs, elle symbolise la fidélité, reprend Elisabeth de Feydeau. La violette est alors le parfum de l’épouse prude, sincère, timide, dans l’esprit du courant romantique qui a perduré jusqu’à la Belle Epoque. »
Puis, à la fin du XIXe, les progrès de la chimie débouchent sur la découverte des ionones, des molécules reproduisant les accents acidulés et poudrés à moindre coût. Celles-ci vont vite parfumer les poudres et premiers bâtons de fards à lèvres, au point de graver la violette comme attribut de la douceur dans l’inconscient olfactif.
Cette féminité se retrouve en filigrane dans Unnamed, de Byredo, dont le titre-concept évite de corrompre la perception par un quelconque qualificatif.
Libre à chacun, alors, de s’approprier ses épices rafraîchissantes, ses bois imbibés d’alcool et son parterre de violettes délicates. »

Si cela vous intéresse, la suite de l’article (ici).

 

Au final, ce parfum était bien pour moi, ce n’était ni vaniteux ou prétentieux, tous les adjectifs en rouge, me représentent, je ne mettais pas trompée de beaucoup.

En conclusion, même si le jus ne correspond pas forcément au parfum parfait à mes yeux, je l’aime beaucoup, je le trouve beau, simple et élégant. Est-ce biaisait par le fait qu’il porte mon prénom ? peut-être ? le nez s’adapte.

Enfin, j’aime imaginer qu’il a été personnalisé pour moi.. #çacestprétentieux.

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Lien de la Boutique BYREDO Fragances

 

 

 

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